Eric Ferrand-N'Kaoua a découvert l’univers musical
du piano grâce à Madeleine
de Valmalète. Il entre très tôt au Conservatoire
National Supérieur de Paris où il obtient à quatorze
ans un Premier Prix de piano – premier nommé – et
l'année suivante un Premier Prix de musique de chambre.
Il travaille ensuite auprès de Pierre Sancan, Jacqueline
Robin et Enrique Barenboïm. Finaliste au Concours International
Clara Haskil à dix-sept ans, puis Lauréat du Concours
de Santander, il est engagé dès 1982 par le Festival
de Piano de Yokohama et sera souvent le soliste invité de
diverses formations symphoniques japonaises (Sapporo, Kyushu, New
Japan Philarmonic…). A partir de 1988, ses rencontres avec
l'Orchestre National d’URSS, ou encore avec les Solistes
de Moscou et Youri Bashmet, suscitent des tournées en ex-URSS
qui le mèneront en 1991-92 à Moscou, Saint-Petersbourg,
Ekaterinbourg et Kiev.
Invité régulier de Radio France comme du Festival
Berlioz (Rhône-Alpes) où il a récemment interprété la Symphonie Fantastique transcrite par Liszt, il se consacre autant au solo qu’à la
musique de chambre et explore différents courants artistiques
en compagnie d’ensembles comme l’Accroche-Note
de Strasbourg,
l’Ensemble Jean-Philippe
Goude, les musiciens de l’Orchestre National de Lyon. Il
collabore également avec des personnalités fortes
d’interprètes–compositeurs comme Michel Portal,
Philippe
Racine, Christopher
Culpo ou Heinz Holliger.
Avec le violoniste Gilles
Apap, il forme depuis 1996 un duo peu conformiste qui s’est
fait entendre en Californie ou en Floride, mais aussi en Alaska, à Moscou,
Lisbonne et même au Cirque tzigane Romanès… Ensemble,
ils ont enregistré aux Etats-Unis un CD Enescu-Debussy-Ravel
chaleureusement salué par l'American Record Guide.
Musicien éclectique, Eric Ferrand-N’Kaoua a choisi
la voie d’une carrière hors des sentiers battus, et
s’il donne salle Gaveau à Paris les Variations Goldberg
de J.S. Bach (CD paru en 2002), il se tourne avec la même
jubilation vers le jazz classique, juxtaposant sans complexe Bartók
et des « standards » américains.
On l’a également entendu en soliste au Festival
International de Miami, à l’Université de Princeton,
en 2006 au Châtelet à Paris avec le jeune violoniste
d’exception Valery Sokolov qu’il rejoint en Mai 2008
au Wigmore Hall de Londres, et il a interprété aux
Etats-Unis le concerto en sol de Ravel avec le Pennsylvania Sinfonia.